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Les harkis

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Nouveau messagede Akhroub » 20 Oct 2006

Le film à succès « le harki », sorti en salle à Paris la semaine dernière, n’a pas seulement ému Chirac pour susciter de sa part la fameuse revalorisation des pensions d’anciens soldats coloniaux qui étaient bloquées depuis un demi siècle ; il a donné lieu aussi à une médiatisation de grande ampleur du problème latent des harkis. Agoravox, qui est un média citoyen sur Internet, a également été de la partie, en publiant un article, orienté bien sûr, qui est à l’origine de nombreux commentaires. Au nombre de ces derniers qui renvoient aux événements douloureux de notre lutte de libération nationale, le mien, publié sous un autre pseudo, que je rapporte ci-après, tente de remettre de l’ordre sur un sujet qui, le moins qu’on puisse dire, n’est pas à notre gloire.

Cycliquement, comme par magie, le sujet des harkis vient se reposer au débat public. Quarante-quatre ans après la fin des hostilités en Algérie, d’où ils proviennent, au lieu de tendre vers une solution appropriée et définitive, le problème reste toujours pendant. S’il y a là faute des gouvernants, qui, depuis 1962, l’éludent purement et simplement, il est grand temps qu’ils s’en expliquent. En attendant, pour éclairer ce problème dans le fond, convient-il de lever quelques voiles sur la réalité de ces laissés-pour-compte. Posons la question primordiale : qui sont ces harkis, et combien étaient-ils au juste ?

En commençant, de préférence, par l’examen de la seconde partie de cette question qui précise déjà l’importance du sujet, il est nécessaire, faute de statistiques réelles tenues encore secrètes par le « secret-défense » en France, de se raccrocher à des approximations. Nous connaissons déjà l’évaluation des effectifs de l’armée française engagés à titre permanent, en Algérie, dans la lutte contre la rébellion : 500 000 hommes environ, selon une déclaration officielle rendue publique par de Gaulle lui-même en 1961. Nous savons, d’autre part, que les harkis, considérés alors comme supplétifs, tenaient garnisons séparées aux côtés des casernes ou camps réservés aux troupes régulières. C’étaient généralement des groupes de 4 à 10, voire 12 harkis tout au plus, élisant domicile dans leurs baraquements, placés presque toujours sous le commandement direct des officiers S.A.S., dans le bled, ou S.A.U. en ville. Nous pouvons dès lors déduire que le chiffre de 4 à 12 harkis représente à l’extrême le dixième de la compagnie établie à proximité. Autrement dit, l’estimation finale maximum de 50 000 harkis est sans nul doute beaucoup plus proche de la réalité que les 150 ou 200 000 que certaines voix intéressées tendent à faire accroire. De plus, s’agissant de la chose militaire, de Gaulle, très sourcilleux sur la question, n’aurait jamais admis qu’un taux supérieur de ces supplétifs en vînt à menacer la sécurité des troupes régulières. Pour s’en convaincre, lisons ce qu’il a écrit de façon catégorique, dans « Vers l’armée de métier », page 70 : " Mais tandis que sous notre égide se répandent dans ces contrées (les colonies) la richesse, l’instruction, la liberté, nous y voyons naître des mouvements d’idées, de passions, d’intérêts, dont le but manifeste est la fin de notre domination. Certes, s’il nous est donné de poursuivre notre œuvre jusqu’à ce point du progrès où la sagesse vient aux élites et le loyalisme aux foules, on verra des populations, actuellement mal résignées, accepter franchement l’union. Mais jusque-là, restons les maîtres, sous peine que tout soit perdu... Bien que le dévouement des auxiliaires demeure un trésor presque intact, il serait, désormais, impolitique d’en faire l’unique recours de notre autorité. Puissance musulmane qui perçoit d’Alep à Agadir les sourds secours de l’Islam, Etat riverain du pacifique qui subit en Indochine les ébranlements de l’Asie, la France serait imprudente de s’en remettre aux seules formations indigènes du soin de maintenir l’Empire."

Pour en terminer avec cette partie de la question, rappelons à tous ceux qui ont vécu en Algérie, à l’époque, que la présence de ces supplétifs, dans la rue comme sur les terrains de combat, restait toujours très négligeable par rapport à la troupe régulière. Prétendre le contraire n’est donc qu’une contre-vérité.

L’autre volet de la question est beaucoup plus compliqué à appréhender, tant il se rattache à plusieurs facteurs. Essayons de le résumer.

Les harkis tiraient assurément leurs origines de la paysannerie, dans une très large majorité. On pouvait les rencontrer dans toutes les tranches d’âge, à partir de 25 ans, environ, jusqu’à 60 et plus. Totalement illettrés, pour l’essentiel, ces gens n’avaient aussi jamais quitté leur lieu de naissance, ni exercé, quand ils n’étaient pas simplement chômeurs invétérés, d’autres métiers que ceux de travailleur agricole, de pâtre, de forgeron, de manœuvre, etc. Il est exclu, par contre, de trouver parmi eux d’anciens soldats d’Europe ou d’Indochine, ces derniers ayant toujours préféré reprendre du service dans l’armée régulière pour de multiples raisons, notamment financières. S’agissant, enfin, des motivations pouvant expliquer leur enrôlement dans les rangs de supplétifs, on peut les ranger en trois catégories :

Les premiers, contraints par la misère, et seulement par elle, faute de travail rémunéré d’autant qu’à l’époque toute activité même saisonnière avait cessé, furent appâtés par les rémunérations allouées, malgré leur niveau à peine smicard. Ils s’y étaient mêlés, très souvent pour une courte période, le temps juste de réaliser que le métier des armes ne répondait pas à leurs attentes ou qu’il n’était pas simplement dans leur nature de participer, contre leur gré, à des actions punitives et souvent sanglantes sur les populations qui les révulsaient.

Les seconds, à titre de revanche, parce que les fellaghas s’en étaient pris injustement à un ou plusieurs membres de leurs familles, avaient cru pouvoir trouver là le moyen de rendre les coups reçus.

Les derniers constituent le plus remarquable des effectifs et provenaient exclusivement des rangs de l’ALN et de l’OCFLN (l’ALN ou armée de libération nationale, autrement dit les combattants armés ou moudjahidin ; l’OCFLN ou organisation civile du FLN comprenant, en sus des délégués de village préposés aux collectes de fonds, à l’hébergement et aux renseignements, des mousabilin, ou militants en tenue civile, sommairement armés (de fusils de chasse et de pistolets), ayant eu pour mission essentielle de veiller sur la sécurité des moudjahidin de passage dans le territoire d’un village donné). C’est précisément les moudjahidin et moussabilin ralliés volontairement ou capturés qui ont donné à l’armée française le fer de lance qui lui manquait alors. C’est par eux qu’il devenait, en effet, possible de donner les plus violentes estocades à la rébellion. Dès leur reddition ou leur retournement parfois forcé, ces anciens fellaghas n’éprouvaient plus le moindre scrupule pour donner leurs camarades des réseaux OCFLN, les caches et autres refuges de moudjahidin. Et si les Algériens, dans leur ensemble, gardent aujourd’hui encore de sérieux griefs contre principalement cette frange de harkis, c’est en raison justement de cette lâcheté impardonnable qui avaient conduit ces derniers à dénoncer non seulement leurs anciens hôtes, leurs anciens bienfaiteurs qui les avaient hébergés ou protégés pendant leur sommeil, mais à impliquer très souvent des innocents qui parfois allaient le payer de leur vie. Plus gravement encore, la compromission directe dans les violences les plus barbares exercées, par ces traîtres, sur les populations, sur ordre ou avec la complicité souvent implicite des troupes régulières, notamment à l’occasion des tortures, des corvées de bois ou encore des punitions collectives, est restée tellement vivace dans l’esprit de leurs coreligionnaires qu’on leur garde une éternelle rancune excluant toute espèce de rémission. Et, dans cette espèce de haine collective qui vise également l’armée française pour avoir osé sans discernement utiliser ces sanguinaires, à seule fin de briser, chez l’adversaire, toute velléité de résistance, l’on peut expliquer l’effet inverse obtenu : les Algériens se rangeaient en définitive en faveur de la rébellion, et le prouvaient déjà par les manifestations populaires de 1960 rejetant toute espèce d’intégration ou d’autonomie interne.

Il s’agit donc bien des deux dernières franges de harkis, réfugiés en France depuis l’indépendance en 1962, qui posent problème depuis des décennies. La première est en effet restée sur place, sans n’avoir jamais été inquiétée. Et les assassinats, commis principalement entre la date du cessez-le-feu et celle de la proclamation de l’indépendance, n’avaient visé, en vérité, que les harkis et autres indicateurs confondus de crimes publiquement perpétrés contre leurs frères. C’est peu une espèce de réédition de ce que furent en France les lynchages des collabos. Il reste cependant indéniable que le nombre des victimes se limite à quelques centaines tout au plus, les responsables de l’A.L.N. préposés au contrôle du cessez-le-feu ayant veillé strictement à l’application des Accords d’Evian. Tout le reste n’est donc que simple propagande et travestissement de la vérité.
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Re: Les harkis

Nouveau messagede Tartelette-au-citron » 23 Oct 2006

Akhroub , je viens de lire ton article avec beaucoup d'attention. Je partage tes idées sur le sujet. Le film 'Le harkis" dont tu parles est passé sur france 2 la semaine dernière. Je l'ai regardé jusqu'au bout. J'ai bien réfléchi sur ce sujet désopilant. Tu sais en voyant cela, des hommes purement dominés par d'autres hommes moi je suis en révolution. Tu sais cher ami, on ne peut pas refaire l'histoire. Toutefois c'est vrai qu'il faut que ces faits soient connus du plus grand nombre et que la France cesse de faire sempblant de les oublier. Une compensation financière du gouvernement français serait juste et normale aussi. Ces personnes ont largement contribué a la libération de la France, c'est la moindre des choses qu'ils soient reconnus.

Il y a 15 jours ou 3 semaines est sorti le film Indigènes au cinéma, du réalisateur Rachid Bouchareb avec djamel Debouzze, Samy Naceri et Roschdy Zem. Celui ci m'a profondément marqué, j'étais blème en sortant. Pour libérer la France des nazis, on a déraciné ces pauvres gens pour servir leur patrie (La France) et sauver leur pays. On y voit de jeunes soldats en souffrances, en larmes, des pauvres gars qui ne savent même pas le but de leur voyage. En fait ils étaient en 1 ere ligne de tir, il servaient de chair à canon, ils subissaient un grand lavage de cerveau et partaient loin de chez eux.Une horreur. C'est avec ce film que monsieur Chirac s'est souvenu qu'il fallait indemniser les militaires magrébins et aussi (ne l'oublions pas les tirailleurs sénégalais). Honte aux divers gouvernements de la France de les avoir si volontairement oubliés. Bien sur ces hommes vont être indemnisés mais au bout de 45 ans, ils ne reste plus beaucoup de survivants malheureusement.

Mes idées sur la question cher ami.
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Re: Les harkis

Nouveau messagede Amcic » 23 Oct 2006

a y akhroub, c'est point tres sensible ( les harkis); pour ne pas trop s'etaler sur le sujet , je derais ceci : la france a t elle pardonner aux collabos et tous ceux issu et contribuer au regime de vichy. Ares la liberation de paris en aout 1944 c'est la chasse au sorcieres tout azimut.

chez nous c'est un peux le cas , nous qui aspirent a la liberté et dont notre patrimoine genetique c'est bien vivre libre ( anrez ouala nkhnou)( se briser mieux que de se courber), des compatriotes qui passent a l'ennemi pour massacrer les leurs est ce raisonnable ??????????.

ceux qui sont parti en france ont été trahi par la france elle meme. car certains milieux disent bien ceci : "comment faire confiance et respecter quelqu'un qui a trahi sa patrie ".

amicalement AMCIC
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Re: Les harkis

Nouveau messagede Akhroub » 23 Oct 2006

Comme je l'ai clairement indiqué, ce commentaire était destiné à la "consommation" interne française, dont la plus grande partie des lecteurs n'est guère concernée par le conflit algérien. Il y a bien plus de quarante années, en effet, depuis la cessation des hostilités. Il se trouve que le problème est pris à bras le corps non par les dernières générations qui s'en désintéressent totalement mais par celle qui justement a participé directement à la guerre. Et ceux-là nous gardent une dent, aujourd'hui encore. Ils enragent même à l'idée que quelques milliers de combattants en guenilles les ont chassés définitivement du pays, un pays qu'ils ne peuvent guère oublier. C'est ce qu'ils ruminent de façon ostentatoire et souvent pleine d'acrimonie.

J'ai tenu par là même aussi à fermer le bec aussi aux descendants de harkis, pour les ramener à la stricte réalité des choses : leurs pères ou grands-pères n'avaient été que des bons à rien, avant de devenir des traîtres pendables qui ne valent pas même le bout de corde destiné à leur pendaison. Du reste, la comparaison entre ces criminels et les collabos français reste, en dépit de tout, valable aujourd'hui, comme hier.
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Re: Les harkis

Nouveau messagede Akhroub » 23 Oct 2006

A Tartelette,

Il ne faut pas confondre les harkis avec les soldats du contingent envoyés au casse-pipe, notamment durant la seconde guerre mondiale. Ces derniers, oui, ont contribué à la libération de la France, mais de façon toute relative, les Anglo-Américains ayant fait la très grosse partie du travail. Par contre, les harkis n'étaient en rien des militaires formés à dessein mais de simples civils ralliés à la cause de l'Algérie française. Beaucoup d'entre eux venaient, quand ils n'étaient pas capturés dans des combats et retournés ensuite sous la torture, de déserter volontairement les rangs de l'ALN ou de l'OCFLN, comme je l'ai expliqué. C'étaient là des gens infects et répugnants qui se distinguaient toujours par des violences inouïes commises gratuitement le plus souvent sur des populations désarmées. Pour les avoir vus à l'oeuvre, je peux témoigner de leur arrogance méprisable et de leurs brutalités bestiales exclusives de tout pardon.
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Re: Les harkis

Nouveau messagede Tartelette-au-citron » 24 Oct 2006

Oui Akhroub, j'ai bien compris la différence entre les harkis et les soldats venus pour servir l'armée française mais je ne suis peut être mal exprimé, j'en suis désolée.

L'histoire de l'Algérie je la suis depuis longtemps déjà, bien que je n'ai aucun attachement dans ce pays. Ma passion pour votre pays date de mes 12 ans. Moi petite française écolière, sans soucis), j'ai vu arriver à Auxerre tout un tas de monde. Tous les logements vacants ont été restaurés dans l'urgence, les batiments désafectés remis en état et tout ce monde a été logé.

Moi je partais à l'école et bien sur dans mon école et dans ma classe il y avait des petits nouveaux avec un drôle d'accent. Des enfants de mon âge et bien sur on a sympatisé vite fait avec ces gamins étrangers. C'était en 1962. Pour nous c'était nouveaux, ils nous racontaient leur pays, l'algérie, leurs familles, le soleil etc.... Et eux ils étaient autorisés à s'assoir au terrasses de cafés, ce que nous, gamines de 12 ans nous n'osions pas faire avant leur arrivée.

Et puis à force de les entendre parler on apprenait leurs vies, leurs coutumes et en + il ont introduit Enrico Macias. Qu'est ce qu'on a pu parler et écouter <enrico sur les juke boxe des cafés. Ils étaient gentils ces momes. Bien entendu, mes parents n'appréciaient pas du tout de me savoir au café avec des étrangers, on ne sait même pas d'où ils viennent , me rabachait ma mêre en colère, alors le retour à la maison était souvent cuisant, le martinet attendait son heure de gloire sur la table de cuisine. Bien sur il y avait toujours, passant par là une bonne âme pour raconter à mon père mes fréquentations et mes verres de limonade au café du coin.

Mais bon, c'est pour moi un souvenir génial et ils m'ont donné envie de connaitre leur pays.

J'ai laissé passer des années avec l'Algérie dans le coeur mais impossible d'aborder le sujet. Donc puisque maintenant rien ne me gène pour visiter ce pays qui m'attire et ses gentils habitants qui m'ont invités, je vais faire en sorte de réaliser ce projet rapidement.

Amitiés
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Re: Les harkis

Nouveau messagede Akhroub » 24 Oct 2006

Mais, venez donc ! Qu'attendez-vous, Tartelette-au-citron ou Soleines, qu'importe. Vous serez la la bienvenue !
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Re: Les harkis

Nouveau messagede Tartelette-au-citron » 24 Oct 2006

Cher ami, j'aurais dû venir cet été mais un gros problème de santé à contrarier tous mes plans. Vilaine année 2006, je te hais !!!
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Re: Les harkis

Nouveau messagede Azar » 25 Oct 2006

Les Harkis auraient du se suicider collectivement après l'indépendance et on en parle plus, ni films, ni pensions, ni énotion de Chirac, ni rien. Je me demande comment ils ne sont pas morts de honte.
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Re: Les harkis

Nouveau messagede Akhroub » 25 Oct 2006

Des gens, à la cervelle d'oiseau, aussi immoraux que dépourvus de toute humanité n'auraient jamais eu ce réflexe respectable réservé aux rares êtres doués de quelque raison pour les commettre parfois, à l'issue d'un bouillonnement de l'esprit prenant le dessus sur les divagations du coeur.
Le drame est encore, faut-il y revenir, que, pour leur majorité, ces criminels endurcis se comptent parmi les anciens maquisards, que des populations entières avaient donné le meilleur d'elles-mêmes pour les nourrir, les héberger et les protéger durant leurs visites dans les villages.
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Re: Les harkis

Nouveau messagede Azar » 25 Oct 2006

Aie, ça me fond le coeur et j'ai vraiment honte de moi d'avoir dit ça, moi le dieu des pluies à la cervelle d'oiseau. Si jamais vous recevez des gouttelettes du haut, c'est moi qui ris aux éclats, il n’y a pas à s’inquiéter, aujourd'hui j'annonce un temps calme mais qui sait demain ca peut être venteux et pluvieux.
Monsieur Akhroub, restez dans votre sujet "les harkis", pour les maquisards, c'est une autre histoire. La lâcheté des harkis et le mal qu’ils ont perpétré sont insurpassables. Les harkis sont de lâches traîtres qui méritent amplement la peine de mort. Mon père a été tué à cause d’un harki qui vit encore aujourd'hui et qui mange une pension de Chirac. Réparation n'est pas faite mais dans un pays où l'on récompense les égorgeurs de bébés, de telles absurdités ne m'étonnent guère, des harkis de première classe sont au pouvoir.
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Re: Les harkis

Nouveau messagede Tartelette-au-citron » 26 Oct 2006

J'ai bien raison de venir sur ce site dans l'espoir d'enrichir mon savoir histhorique international.
Je suis suffoquée de constater votre haine et votre mépris pour les harkis. Je n'avais pas eu, avant de vous lire, cette impression de rejet pour eux. Je ne me permets pas de juger bien sûr c'est juste une constatation
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Re: Les harkis

Nouveau messagede Akhroub » 26 Oct 2006

Désolé, Azar, "L’Histoire est une grande dame qui n’a pas besoin, grâce à Dieu, de soubrettes pour la maquiller afin de la rendre plus jolie. Elle reste toujours l’Histoire et sait apparaître comme il faut, quand il faut, où il faut., comme l'écrit HASSAN II.

Cela dit, on ne peut avancer que si l'on fait son autocritique, dans le fond et sur tous les sujets, même quand cela fait mal.

Au risque de nous répéter, c'est à cause de cette vermine des Harkis que d'abord la guerre d'Algérie s'est prolongée plus que de raison, occasionnant ainsi des deux côtés un nombre supplémentaire de victimes perdues à jamais, qu'ensuite est né l'espoir insensé chez nombre de politiques français de pouvoir reconquérir le coeur des Algériens que le colonialisme et surtout les exactions de l'armée française des débuts de la guerre avaient profondément atteint.

S'agissant des maquisards, il est vain de se voiler la face, là aussi, sur leurs turpitudes, nées souvent de leur inculture et de l'arrogance que leur conférait surtout le port d'une arme leur permettant en même temps de faire les coqs dans les villages. Féraoun, dont le livre "Journal" est un trésor d'informations sur ce plan, en témoigne en des termes qui reflètent la stricte et authentique vérité que les générations montantes doivent apprendre impérativement, pour se démarquer d'un culte outrancier de ce que furent les libérateurs. Je cite l'une de ses remarques qui donnent le ton général sur la question :

"Tout le monde comprend que « les frères » ne sont pas infaillibles, ne sont pas courageux, ne sont pas des héros. Mais on sait aussi qu’ils sont cruels et hypocrites. Ils ne peuvent donner que la mort mais, eux, il faut tout leur donner. Ils continuent de rançonner, de réquisitionner, de détruire. Ils continuent de parler religion, d’interdire tout ce qu’ils ont pris l’habitude d’interdire et ce qu’il leur chante de nouveau d’interdire. Il faut les appeler « frères » et les vénérer comme des dieux. Mais quand l’un d’entre eux trahit et se met à dénoncer ses hôtes, on doit se dépêcher d’oublier ce faux frère sans pour cela en tenir rigueur aux autres ni leur marchander son concours. On a besoin du concours de tous. A présent, les femmes veillent sur les blessés, les portent sur leur dos en cas d’alerte, enterrent les morts, collectent de l’argent, font le guet. Les maquisards mobilisent les femmes et les soldats commencent à arrêter, à torturer les femmes. Un monde nouveau est peut-être en train de s’édifier sur les ruines, où la femme portera culotte, au propre et au figuré, où le reste des vieilles traditions sur l’inviolabilité, au propre et au figuré, de la femme, restera balayé comme quelque chose de gênant." Page 339.

Et si j'ai cité les harkis issus principalement du maquis comme ayant été les plus cruels de leurs autres camarades, c'est parce que, précisément, ces gens-là avaient été nourris abondamment à cette fausse supériorité qu'ils s'étaient indûment octroyée avant leur reddition ou leur capture. Certes, tous les maquisards n'avaient pas, dieu merci, un comportement aussi indigne, mais on ne peut non plus, d'un trait de plume, les exonérer de leur responsabilité entière dans les exécutions trop souvent aussi sommaires qu'injustifiées de leurs propres coreligionnaires.
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Re: Les harkis

Nouveau messagede iGhinder » 02 Sep 2008

Akhroub nous a abandonnés depuis qu'il a fait un forum, ashu dh wa!
D'après ce que j'ai lu un peu partout sur le web, il y a une quatrième catégorie de harkis ay Akhroub: les visionnaires, cad, ceux qui savaient que la France allait rester d'une façon ou d'une autre.
iGhinder
 

Re: Les harkis

Nouveau messagede Azul » 06 Sep 2008

En ce qui concerne les harkis ,a mon avis il faut tourner la page et pardonner, l'avenir nous intéresse bcp plus prenant l'exemple des européens envers les allemands, des turques et des arménéen.j'ai envies d'ajouter que le malaise de l'algerie ne se limite pas aux harkis car bcp sont décédé pendant la révolution d'une mort naturelle ,d'autre n'ont jamais pris les armes ,d'autres étaient des traîtres:aujourd'hui ils sont tous ancien moudjahid avec les mêmes droits ,et leurs nombre ne cessent d'augmenter ,d'après les statistiques le nombre d'ancien combattant a quadruplé depuis 1962 alors que l'algerie n'a fait aucune guerre depuis cette date
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