de Akhroub » 01 Mai 2007
Ces trois cas se détachent effectivement des autres, avec une grande netteté. Cependant, dans le prolongement de ce que j'ai indiqué plus haut :
* Khalida, faut-il le rappeler en le soulignant, n'a jamais été qu'une simple sympathisante à qui on avait simplement forcé la main en l'investissant de responsabilités, déjà en 1995, à l'occasion des présidentielles. Avait-elle sa carte d'adhésion et était-elle régulièrement inscrite dans quelque conseil communal ? Je ne pourrai l'affirmer, tant elle était totalement séparée de la base. Et cette battante, qui s'était pourtant positivement distinguée à l'occasion du difficile combat mené contre le terrorisme islamiste, a fini par céder au charme envoûteur ou ensorceleur de Bouteflika, dès, dit-on, sa première rencontre combinée par Benabderrahmane (beau-parent de feu Boudiaf)pour rapprocher Sadi de Bouteflika. Elle, qui avait servi de relais à cette occasion, est aujourd'hui ministre, entièrement dévouée au service du prince, donc hors d'atteinte des retombées fort négatives attendues de son passage pourtant bien mérité au Conseil de discipline du parti. C'est donc aussi cela la faiblesse humaine...
* Ferhat, que son initiative malheureuse et regrettable de la grève du cartable ayant tourné au désavantage des dizaines de milliers d'écoliers kabyles, que ses déclarations personnelles irréfléchies accusant nommément les services de sécurité de complicité dans l'affaire de l'avion détourné de décembre 1994, n'est pas, en revanche, sorti du RCD par la petite porte. Il a tiré de lui-même les conclusions qui s'imposaient à la suite de son double impair et est resté une relation toujours amicale à l'égard de l'ensemble des responsables du parti. Il fait, depuis, son chemin librement, dans une toute autre direction ; ce qui est son droit absolu.
* Aït-Larbi, oui, en son temps avait posé effectivement un problème de leadership. Au congrès de 1991, le personnage avait brillé par son absence pesante, ô combien remarquée et regrettée. Il s'était même trouvé tout un groupe venu de l'Est pour le soutenir, par des protestations véhémentes fusant de l'extérieur de la coupole. Mais, par sa seule absence inexpliquée sur les lieux, Mokrane avait laissé planer nombre de questionnements qui ne pouvaient lui venir en aide. Car c'était bien devant l'ensemble de ses camarades qu'il aurait dû venir s'expliquer et défendre ses prises de position. Faute de répondre aux attentes, il s'était donc fatalement et de lui-même, à son tour, exclu des rangs du parti, ce même parti pour l'intérêt duquel il avait pourtant brillamment combattu les forces rétrogrades à la fois de l'intégrisme et du conservatisme FLN. Sans aucun doute, nombreux sont encore aujourd'hui les vrais militants du RCD qui déplorent profondément son départ, même si la rumeur publique persistante le crédite toujours de l'intention qu'il cultivait de ravir la présidence du parti à son détenteur. De par ses compétences, son sérieux et son aura, il est incontestable, en effet, que ce juriste, certes taciturne et peu convivial, aurait pu faire beaucoup pour améliorer le destin du parti.
Akhroub